Sharies : les services proposés par l’opérateur de coliving français

Sharies est un opérateur français de coliving fondé en 2017 et basé à Paris. Il loue des logements meublés avec services, du studio au 3 pièces, à partir d’un mois et sans frais d’agence.

Que Sharies propose-t-il ?

Le positionnement est simple à résumer : un logement prêt à vivre, meublé, avec les charges courantes déjà intégrées. Pas de caution à monter avec trois garants, pas d’abonnement internet à ouvrir, pas de matelas à acheter.

La gamme de logements : de la chambre au 3 pièces

Sharies ne vend pas un seul produit. Le catalogue mélange plusieurs formats, et c’est justement ce qui brouille la lecture au départ.

  • Chambre dans un appartement partagé, généralement de 4 à 6 chambres.
  • Maison partagée, souvent en périphérie ou en ville moyenne.
  • Studio individuel, pour ceux qui veulent le service sans les voisins de palier.
  • 2 pièces et 3 pièces, pour un couple ou une colocation choisie.

La différence est majeure. Une chambre en appartement partagé, c’est une colocation Sharies, avec espaces communs et vie collective. Un studio, c’est un logement individuel dans un immeuble de résidence. Les deux portent la même marque, pas le même quotidien.

Où trouve-t-on une résidence Sharies ?

La carte est dense en Île-de-France, plus éparse ailleurs. Sur le site de l’opérateur, on retrouve Paris intra-muros, Ivry-sur-Seine, Massy, Vanves, Nanterre, Pontoise et Asnières-sur-Seine. Puis Lille, Marseille, Nancy, Reims et Bruxelles.

Des articles de presse ont évoqué par le passé Strasbourg, Lyon, Rennes, Toulouse ou Montpellier. Ces villes n’apparaissent pas toutes dans le portefeuille affiché aujourd’hui.

À quoi ressemble une résidence type

Les ordres de grandeur sont utiles. La résidence Ysé, à Ivry-sur-Seine, totalise 133 logements dans un ensemble de 4 000 m², avec rooftop, salle de fitness et espaces de coworking. À Paris, la résidence Édouard VII (9e arrondissement) affiche 1 300 m² pour 54 résidents. À Asnières-Dervaux, il s’agit d’une maison de caractère de 470 m².

Un ancien comparatif de coliving-france.fr situe ces ensembles entre 1 000 et 5 000 m². C’est cohérent avec les exemples ci-dessus, et cela explique le modèle : Sharies cherche des immeubles entiers, pas des appartements isolés.

Le modèle économique de Sharies : louer, pas construire

C’est le point que la plupart des candidats ignorent, et il change la façon de lire une annonce.

Des baux signés auprès de promoteurs

Sharies ne possède pas les murs. L’opérateur prend à bail des immeubles auprès de promoteurs ou de bailleurs, les meuble, les équipe en services, puis les propose aux résidents.

Vous n’avez donc pas affaire à un propriétaire patrimonial qui garde son bien vingt ans. Vous avez affaire à un exploitant, dont le métier est de remplir des logements et de faire tourner un parc.

Conséquence pratique : la relation est plus réactive, plus standardisée, mais aussi plus encadrée par les conditions de la résidence. Le lien humain avec un bailleur unique se perd un peu.

15 M€ levés en 2021 pour accélérer

En octobre 2021, Sharies a annoncé une levée de 15 millions d’euros, avec le fonds Audacia qui remettait au pot. À l’époque, l’opérateur déclarait environ 100 chambres réparties sur 18 sites, avec un objectif d’environ 1 150 chambres en 2023.

Ces chiffres sont des déclarations de croissance, pas un bilan audité. Le nombre de résidences réellement en exploitation aujourd’hui ne se déduit pas d’un communiqué. Comptez celles affichées sur le site, c’est la seule liste à jour.

Ce que cela dit, en revanche, est clair : le modèle repose sur la vitesse d’ouverture de résidences. Un opérateur qui grandit vite doit remplir vite. Cela peut se traduire par des offres commerciales, et parfois par une pression moins forte sur la sélection des candidats.

Loyer tout-inclus : ça veut dire quoi ?

Le fameux tout-inclus mérite d’être démonté poste par poste.

Que couvre le loyer ?

Sur les fiches de résidence, la liste revient d’une adresse à l’autre :

  • le mobilier et l’équipement du logement ;
  • l’eau, le chauffage et l’électricité ;
  • l’entretien des parties communes ;
  • l’assurance habitation liée au logement ;
  • le wifi fibre ;
  • le ménage des espaces communs ;
  • l’accès aux espaces partagés : coworking, salle de sport, buanderie, parfois rooftop.

S’y ajoutent, selon les résidences, une conciergerie, une application de gestion et des animations. Le comparatif de frenchweb sur la levée de fonds citait déjà le ménage, la conciergerie, internet, la salle de sport et la buanderie.

Ce qui est à votre charge

Trois postes sortent du « tout-inclus ».

Les frais de dossier

À Ivry-sur-Seine, ils sont annoncés à 590 € pour une chambre, 690 € pour un studio et 990 € pour un 2 pièces. Ce n’est pas un dépôt de garantie, c’est un frais d’entrée.

Le dépôt de garantie

Son montant et son délai de restitution ne sont pas affichés de façon homogène. À demander noir sur blanc.

Les éventuels suppléments

Ménage du logement, parking, lit supplémentaire, animaux : rien de tout cela n’est automatiquement inclus. Posez la question avant de réserver.

Le prix du coliving Sharies

Le site de l’opérateur donne les bornes les plus fiables. Les loyers affichés démarrent à 570 € par mois à Nancy (Patton) et à Reims (Victor), et montent à 1 442 € à Paris Batignolles.

À Ivry-sur-Seine, la grille est plus lisible :

Type de logementLoyer mensuel affichéFrais de dossier
Chambre Essentielle850 €590 €
Chambre Classique880 €590 €
Chambre Confort920 €590 €
Studio1 150 €690 €
2 pièces1 250 €990 €

APL : possible, mais jamais garanti

La résidence d’Ivry-sur-Seine est annoncée comme éligible aux APL. Cela ne vaut pas promesse individuelle.

L’aide dépend de vos ressources, de votre situation familiale et du logement concerné. Elle dépend aussi du contrat signé : un bail mobilité peut ouvrir droit à une aide au logement, sous conditions. Vérifiez votre éligibilité auprès de la CAF et faites confirmer par l’opérateur que l’adresse précise est bien déclarée.

Un loyer de 850 € avec 200 € d’APL ne coûte pas le même prix qu’un loyer de 850 € sans aide. Faites le calcul avant de comparer deux résidences entre elles.

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